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It is the process that interests me. How one thing leads to another. I draw, I fold, I unfold, I install the work. It happens in the act of doing. Posing a gesture and then reacting to that, then pose another gesture. It is a dialogue with what is there. This never ends in my work. It continues right into the installation.
This is my philosophical position. I do not want to impose. I am not the heroic artist. I prefer to adopt a passive role. I don’t want to decide ahead. Rather, I respect and draw energy from things that are imposed on me: the random poses of the models I draw in group life drawing sessions; the architecture, light, and space in the gallery where I install the work. My work is an encounter with circumstance and necessity. When I wanted to work big but lacked the space, I began folding huge pieces of paper and taking them to figure drawing. I fold the paper up like a map. Each surface is worked on independently by unfolding and refolding. I don’t know what the drawing will end up like until it is all done. It’s a process.
This is where I come from as an artist. I came into maturity amidst the contradictory influences of the classical art traditions, hard edge abstraction and the negation of the object in conceptual art. Like so many contemporary artists, making my art is a struggle to appease these conflicting influences: the human figures; the multiple variations in a modular grid structures; and the conceptual process.
I need to draw everyday. It’s a form of meditation for me. When I am drawing I forget everything. However, it’s not great technique or artistic flair I seek to acquire. It is the process. There is so much I love in drawing the model, even though it is archaic. The spot goes on, silence falls on the group. I like being with these people in silence, focused on the model. The drawings capture a state, like a diary of the moment, making it all immortal.
Installing a show is a significant part of the process for me. 30-40 percent. I consider my pieces to be “finished” only at those moments when they are hung and lit in exhibition. When hanging a show, I engage in a dialogue between my intentions for the exhibition, the spatial characteristics of the location, the lighting and the pieces themselves. I customize the display of the works so that an appropriate and engaging whole is created for viewers. And when a show is uninstalled the works go back in flux until they are installed again, in a new way, in the next space. Every work has multiple forms as it finds its place in a particular space. I love showing work because I love the process of installing it. Of finishing it.
What comes out can be beautiful, or disturbing, or silent, it all depends. Viewers are invited to enter into my personal language of forms, gestures, textures, colors, and the particular drama that I’ve drawn out of the space. Their responses to all this, in reverse, is their own process of communicating with the exhibition.
Workshop with Jacques Clément from June 20 to 23, 2005.
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Ce qui m’intéresse, c’est le processus. Comment une chose mène à une autre. Je dessine, je plie, je déplie, j’installe l’oeuvre. Tout se crée dans l’action. Un geste est posé, suivi d’un autre, qui en appelle un autre. Dialogue avec ce qui est, et qui ne prend fin qu’à l’installation.
C’est la philosophie qui sous-tend mon travail. Je ne veux rien imposer. Je ne suis pas du genre héroïque, mais plutôt un artiste à l’attitude passive. Je ne veux rien décider d’avance. Plutôt respecter et dessiner l’énergie qui émane des sujets qui s’imposent à moi : les poses aléatoires des modèles lors des sessions de groupe; l’architecture, la lumière et l’espace de la galerie où j’installerai l’œuvre une fois terminée. Mon travail est le résultat des circonstances et de la nécessité. Quand j’ai voulu travailler grand format mais que je manquais d’espace, j’ai commencé à plier d’énormes morceaux de papier pour les apporter aux sessions de modèle vivant. Je plie le papier comme on plie une carte routière. Je déplie et travaille sur un pan, que je replie pour m’attaquer à un autre. Je n’ai aucune idée de ce que sera le produit final tant que je n’ai pas terminé. C’est un processus.
Le même processus m’a façonné en tant qu’artiste. J’ai atteint une maturité parmi les influences contradictoires des traditions de l’art classique, de l’abstraction pure et de la négation de l’objet dans l’art conceptuel. Comme tant d’autres artistes contemporains, faire de l’art est une lutte pour apaiser ces influences contradictoires : la figure humaine, les multiples facettes de structures modulaires et le processus conceptuel.
J’ai besoin de dessiner tous les jours. C’est pour moi une forme de méditation – j’oublie tout quand je dessine. Ce n’est pas tant la technique et le sens artistique qui m’intéressent que le processus comme tel. Il y a tellement de choses que j’aime dans les sessions de modèle vivant : les lumières qui s’allument, le silence tout autour. J’aime me trouver avec d’autres gens, dans le silence, concentrés sur le modèle. Les dessins captent un état, ils sont les pages d’un journal « du présent » qu’ils rendent immortel.
L’installation est pour moi un volet important du processus – je dirais 30 à 40 % du processus. Je considère que mes pliages sont « terminés » à ce moment-là seulement, quand ils sont accrochés et éclairés dans un espace d’exposition. Au moment de l’accrochage, un dialogue s’installe entre mon intuition, les caractéristiques spatiales du lieu, l’éclairage et les œuvres elles-mêmes. J’installe les œuvres pour qu’il puisse se créer une interaction vraie et complète avec les spectateurs. D’une exposition à l’autre, les œuvres sont accrochées de façon différente, dans un espace différent, comme un caméléon se transforme selon les particularités de son environnement. J’aime exposer parce que j’adore le processus de l’installation. La touche finale à une œuvre.
Le résultat peut être beau, troublant, ou imposer le silence, tout dépend. Les spectateurs sont invités à intégrer mon propre langage des formes, des gestes, des textures, des couleurs et le théâtre particulier que j’ai créé à partir de l’espace. À l’inverse, leur réaction à tout ça est leur façon à eux de communiquer avec l’exposition.
Atelier avec Jacques Clément du 20 au 23 juin 2005.
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